Une start-up britannique produit des protéines à partir de CO2

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Schéma du cycle de vie du Proton de Deep Branch. -(c)Deep Branch

Le géant français du pétrole Total a participé à la levée de fonds réalisée par la start-up britannique Deep Branch. Ce tour de table d’un montant de huit millions d’euros permettra à la société de mettre en place son projet pilote visant à développer sa technologie de valorisation du CO2 en protéines pour l’alimentation du bétail. Deep Branch a mis au point un procédé de fermentation permettant de transformer le CO2 et l’hydrogène en un produit protéiné à 70 % : le Proton. L’objectif de cette société est de remplacer les farines de poissons et le soja, et ainsi de limiter l’épuisement des stocks de poissons sauvages et la déforestation à grande échelle. « Non seulement c’est un moyen de produire des protéines là où vous n’avez pas besoin de terres agricoles, de déforestation ou de surpêche, mais en plus l’empreinte carbone totale de cette production est extrêmement faible », a commenté Peter Rowe, p-dg de Deep Branch.

Afin de s’approvisionner en matières premières, Deep Branch a signé un accord avec l’énergéticien britannique Drax Group afin de récupérer le CO2 capturé dans sa centrale de bioénergie. En récupérant ces émissions, Deep Branch limite ainsi les émissions de gaz à effet de serre de la filière de l’élevage. La start-up espère une unité commerciale opérationnelle d’ici à 2023. En parallèle, la société travaille en partenariat avec Biomar Holding autour de l’alimentation pour la filière aquacole, et avec AB Agri pour des aliments à destination des volailles.

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