Microalgues : Culture à grande échelle en Guyane

Partager cet article avec :
Culture de microalgues en raceway – (c) Jean Claude Moschetti/Algosolis/CNRS Photothèque

La présidence de l’université de Nantes a annoncé que son projet PIAN, lauréat d’un appel à projets du programme d’investissement d’avenir (PIA3), démarrera en février 2021. À l’image de la ferme d’inalve inaugurée en janvier 2021, l’objectif est de produire à grande échelle des microalgues via la valorisation biologique du CO2 industriel. Ce projet concrétise la réalisation d’un démonstrateur XXL en Guyane, « le plus grand jamais construit en France sur le sujet » selon l’université. Ce projet, porté par la société anonyme de raffinage des Antilles (Sara) et le GEPEA (Génie des Procédés-Environnement-Agroalimentaire), est la suite d’une première collaboration en 2017 qui a permis d’identifier des souches microalgales endémiques à la Guyane particulièrement prometteuses pour les recherches menées à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Il a pour objectif de développer les travaux de R&D pour valoriser les microalgues en biocarburants de troisième génération, en biomatériaux et en compléments alimentaires.

En développant une filière microalgues dans les DOM-TOM, en commençant par la Guyane où les conditions climatiques sont favorables à cette culture, le projet PIAN vise à pérenniser une bioéconomie locale tout en réduisant les impacts environnementaux des sites industriels grâce à la valorisation de leurs émissions de CO2. Doté d’un budget total de quatre millions d’euros, ce projet se développera sur trois ans.

Partager cet article avec :