Isobutène : Global Bioenergies améliore son procédé

Partager cet article avec :
L’isobutène renouvelable de Global Bioenegies pourrait servir à la production de nombreux produits tels que des polymères ou des biocarburants. (c)Global Bioenergies

La biotech industrielle Global Bioenergies a franchi une étape importante sur le chemin menant la production de biocarburants aériens. La société a réalisé d’importants progrès sur son procédé de conversion de ressources végétales en isobutène. « Jusqu’à présent, le procédé fonctionnait correctement et de façon reproductible, mais les performances semblaient bridées. À l’issue d’une longue étude, nous avons identifié que la production en faible quantité d’un composé spécifique empoisonnait insidieusement la souche (bactérienne, ndlr) lors de la phase de production. Nous avons réussi à construire de nouvelles souches (bactériennes, ndlr) quasiment dénuées de ce poison, permettant in fine de débrider les performances du procédé », a expliqué Romain Chayot, directeur de la construction des souches chez Global Bioenergies.

Cette amélioration permettra d’envisager un coût de production qui rendrait ce procédé beaucoup plus adapté à la conversion de sucres industriels en biokérosène. Elle permettra également d’accélérer la conquête des marchés de la cosmétique, notamment au travers de sa marque Last. « Après une première phase dédiée au biokérosène base huile, qui atteint aujourd’hui certaines limites, la priorité mondiale évolue vers le développement de filières plus productives à base de sucres industriels, associés à une réduction de CO2 d’un facteur 3 à 5 », a précisé Marc Delcourt, directeur général de Global Bioenergies. Avant de poursuivre : « Notre technologie unique au monde, qui mérite pleinement le qualificatif de « Deeptech », s’inscrit dans ce contexte et suit une feuille de route en quatre étapes offrant une priorité de court terme sur les marchés de la cosmétique, limités en volumes mais mieux valorisés que ceux de l’énergie. Les progrès technique récents nous confortent dans notre conviction que notre procédé touchera bien, à l’avenir, les grands marchés de l’énergie ».

Partager cet article avec :