Emballages : Sulapac chasse les microplastiques

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Sulapac a mis au point un biomatériau à base de bois alternatif au plastique traditionnel. – (c) Sulapac

Sulapac, start-up finlandaise spécialisée dans les matériaux renouvelables, aurait mis au point un nouveau matériau pour l’emballage des cosmétiques en phase aqueuse. Baptisé Sulapac barrière, cette alternative biosourcée au plastique est capable de se biodégrader sans laisser de microplastiques dans l’environnement. « Je suis ravi que nous ayons réussi à créer une barrière à la fois respectueuse de l’environnement et adaptée aux produits à base aqueuse ! Son développement et la réalisation des tests approfondis ont pris plus de temps que prévu, mais nous sommes en mesure d’officialiser la nouvelle », a commenté Suvi Haimi, p-dg de Sulapac.

Ce type de produit n’est pas une première pour l’entreprise. Déjà en 2019, elle a développé des pailles renouvelables – en partenariat avec Stora Enso – qui ne relâchaient pas de microplastiques si celles-ci se retrouvaient dans la nature. Elles sont fabriquées majoritairement à partir de bois et de liants végétaux. Le matériau étant en instance de brevet, impossible de savoir si Sulapac s’est inspiré de sa précédente innovation.

Une gamme complète de solutions pour la beauté

Le secteur de la beauté et des soins personnels est un marché qui pèse près de 500 milliards de dollars (409 Mrds €) par an, et il devrait suivre une croissance annuelle de 4,75 %. C’est pourquoi de nombreuses marques s’intéressent de plus en plus à des solutions d’emballages alternatives, respectueuses de l’environnement. Mis à part Sulapac barrière, il n’existe pas de solutions pour les émulsions en phase aqueuse. Sulapac propose également des solutions pour les émulsions en phase oléique, ainsi qu’un matériau flexible conçu pour les contenants à paroi mince. Ce dernier offre une grande résistance aux chocs. De plus, le matériau développé par le Finlandais permet une production à grande échelle de contenants – de toutes tailles – avec les machines de plasturgie déjà existantes.

En outre, Sulapac développe un système en circuit fermé qui permettrait de collecter ses emballages afin de les recycler.

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