Des paillettes biodégradables à base de cellulose

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Une équipe de chercheurs de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) vont remettre des paillettes dans nos vies. Lorsque leur fabrication n’implique pas de polymères synthétiques – participant ainsi à la pollution plastique – les producteurs utilisent souvent du mica et du dioxyde de titane (TiO2) combinés en un pigment à effet. Cependant, l’Union européenne a interdit le TiO2 pour les applications alimentaires (notamment pour ses effets cancérigènes potentiels), tandis que l’extraction du mica a souvent lieu dans des régions où les conditions de travail relèvent de l’exploitation humaine, notamment celle des enfants. C’est pourquoi les chercheurs de l’université de Cambridge, sous la direction du professeur Silvia Vignolini du département de chimie, ont exploré des voies de remplacement aux paillettes. Ils se sont concentrés sur une alternative en particulier : la cellulose. Depuis plusieurs années, le groupe de recherche de Silvia Vignolini utilise de la cellulose pour fabriquer des matériaux brillants et colorés qui pourrait remplacer les pigments toxiques utilisés dans de nombreux produits de consommation tels que les peintures et les cosmétiques. Rien qu’en Europe, l’industrie cosmétique utilise environ 5 500 tonnes de ces microplastiques chaque année.

Utiliser les procédés de fabrication du papier

Les scientifiques expliquent dans leur publication dans la revue Nature Materials que, pour produire des paillettes biodégradables, ils utilisent des nanocristaux de cellulose. Ces derniers ont la capacité de courber la lumière de manière à créer des couleurs vives grâce au processus biomimétique de couleur structurelle. C’est notamment ce phénomène qui donne leurs couleurs vives aux ailes de papillons et aux plumes de paon. Grâce à des techniques d’auto-assemblage, les chercheurs sont en mesure de fabriquer des films intensément colorés. Ils peuvent également être produits à grande échelle en utilisant les procédés de rouleaux comme ceux utilisés pour la fabrication de papier, ce qui permettrait d’utiliser des équipements déjà existants. Ces films sont ensuite broyés en particules de différentes tailles afin d’obtenir les éléments décoratifs voulus.

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