Xylochimie : WoodChem réunit les acteurs de la filière forêt-bois

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Lors de la table ronde de WoodChem, différents acteurs ont pu discuter de la construction de la filière xylochimie.

Du 20 au 22 novembre s’est déroulée la 5ème édition de WoodChem, conférence internationale scientifique dédiée à la chimie du bois et à ses applications industrielles. Outre les échanges purement scientifiques autour des différentes études portant sur la xylochimie, WoodChem a pour ambition de relever un enjeu majeur : mobiliser la filière forêt-bois et la connecter avec le monde de la chimie. « La chimie du bois souffre aujourd’hui du fait que les forestiers, les exploitants, les premiers transformateurs du bois sont très éloignés de ce débouché contrairement à l’industrie papetière, qui est le deuxième transformateur. WoodChem cherche à répondre à cette difficulté en mettant tout le monde autour de la table et en faisant la démonstration pour l’amont comme pour l’aval qu’une valorisation des connexes de la filière forêt bois est possible et productrice de valeur ajoutée », a présenté Philippe Gérardin, directeur du laboratoire d’étude et de recherche du matériau bois (Lermab). En effet, le bois est un matériau très intéressant pour la recherche et le développement : chaque composé du bois est riche en molécules d’intérêt qui pourraient être utilisées dans d’autres applications que la fabrication de pâte à papier, la production d’énergie ou la construction.

La filière bois : des emplois durables et non délocalisables

« Le biosourcé a deux avantages majeurs : la gestion du carbone et la création d’emploi. C’est ici que se trouve la plus-value de la chimie du végétal vis-à-vis de la pétrochimie. Chaque année, dans la chimie du végétal, ce sont 5 000 emplois durables et non délocalisables nets », a expliqué Jean-Luc Sadorge, directeur général du pôle de compétitivité Fibres Energivie. C’est d’ailleurs un des objectifs RSE de Norske Skog Golbey (Vosges), premier producteur de papier journal en Europe de l’ouest : « L’ambition de Norske Skog est de favoriser l’emploi local dans la région Grand-Est. Or, on crée de l’emploi en créant de la valeur et des relais de croissance, ce qui est possible par le développement de synergie et d’innovation », a exposé Martine Bortolotti, responsable projet et RSE de Norske Skog Golbey.

WoodChem a pour objectif d’apporter de la visibilité à la chimie du bois, et donc d’attirer l’intérêt des marchés, ainsi que de fédérer les différents acteurs tant à l’amont (pédagogie sur la valorisation des connexes) qu’à l’aval (pédagogie sur l’utilité des molécules).  « Une question essentielle est celle de la formation qui bénéficie d’une aura particulière pour la jeunesse, liée à la valorisation des métier de la bioéconomie aux yeux de la société », a conclu Jacky Vandeputte, responsable innovation de projets biomolécules au sein du pôle IAR.

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