Waste-to-Chemicals : Sekisui crée une coentreprise pour vendre son procédé

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L’unité Waste-to-Chemicals développée par Sekisui Chemicals et LanzaTech

Le chimiste japonais Sekisui Chemical et l’INCJ, fonds d’investissement japonais supervisé par le ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, ont créé la joint-venture (JV) Sekisui Bio Refinery. Cette coentreprise a pour objectif de vérifier et commercialiser la technologie Waste-to-Chemicals développée conjointement par Sekisui et LanzaTech. Finalisé en 2017, ce procédé permet la conversion des déchets combustibles en éthanol à l’aide d’un catalyseur microbien. Une unité de vérification sera construite à Kuji City (Japon) afin que la JV puisse réaliser les étapes de vérification de la technologie dès la fin de l’exercice 2021.

Une ressource abondante

Au Japon, ce sont 60 millions de tonnes de déchets combustibles qui sont produites par an, soit l’équivalent de 200 billions de kcal (kilocalories), alors que la production annuelle de plastiques dans ce pays nécessite environ 150 billions de kcal (soit 30 Mt de ressources fossiles). Et seulement une faible partie de ces déchets combustibles est recyclée. C’est pourquoi Sekisui et INCJ se sont engagés dans leur conversion en produits chimiques, notamment de l’éthanol. « Cette entreprise vise à créer un écosystème de raffinerie biologique qui ne dépend pas des ressources fossiles fraîches dans l’espoir de contribuer à résoudre les problèmes mondiaux de réduction du CO2 et de recyclage des déchets plastiques », a déclaré Toshiyuki Shiga, p-dg d’INCJ. Sur le site de Kuji City, environ 20 tonnes par jour de déchets solides municipaux seront utilisées comme matière première pour la production d’éthanol. La joint-venture espère ainsi commercialiser à grande échelle la technologie mise au point conjointement avec LanzaTech.

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