Vitamine E : Amyris cède ses droits à DSM

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Amyris développe des produits par voie biotech à partir de la fermentation de sucre de canne.

La société américaine de biotechnologie industrielle Amyris a complété la cession de ses droits sur la vitamine E à Royal DSM pour un montant de 57 millions de dollars (environ 50,6 M€). Cet accord s’accompagne d’un partenariat pour la production de composés d’Amyris sur l’usine du Néerlandais à Brotas (Brésil), dans le giron de DSM suite au rachat de la filiale brésilienne d’Amyris en 2017. Ce qui ajouterait un bénéfice économique pour l’Américain compris entre 30 et 40 M$. « Nous sommes ravis d’avoir finalisé cet accord en temps voulu, et d’avoir sécurisé une production à moindre coût pendant que nous cherchons à nous doter de notre propre usine de production en 2020 », déclare John Melo, p-dg d’Amyris.

Se concentrer sur la production d’autres composés

Avec cet accord, Amyris sort complètement du domaine de la production de vitamines par voie biotechnologique, au profit d’autres composés. Désormais, il se concentre sur le déploiement commercial de produits. Par exemple, le groupe a récemment annoncé en octobre 2018 le démarrage de la production de son édulcorant produit par voie fermentaire à partir de sucre de canne. Amyris se penche également sur le développement et la production de cannabinoïdes. A ce propos, l’entreprise américaine a décroché en février 2019 un contrat de 255 M$ pour développer et commercialiser ces composés produits par fermentation. Ce n’est que quelques temps plus tard que l’identité du contractant a été révélé : Lavvan, une société nouvellement formée par des acteurs du monde de la finance de la pharmacie et du cannabis. Enfin, Amyris poursuivra également ses développements sur le squalane, trouvant notamment des applications dans les soins pour la peau ou la pharmacie.

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