Une usine de transformation des déchets en biokérosène en projet au Royaume-Uni

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Altalto Immingham Limited a présenté un projet d’usine de traitement des déchets. Il s’agit d’une collaboration entre Velocys, British Airways et Shell. Le but ? Récupérer un demi-million de tonnes de déchets non recyclables afin de les transformer en carburant d’aviation propre et durable. Il s’agirait de la première usine de transformation de déchets domestiques en biojetfuel d’Europe. La technologie, développée par Velocys, permettrait une réduction de 70 % des émissions de gaz à effet, pour chaque tonne de carburant d’aviation durable qui remplace une tonne de carburant conventionnel. Ce qui équivaudrait, sur un an, à la réduction des GES de 40 000 voitures essences. « Velocys a une solution pour diminuer l’empreinte carbone du carburant d’aviation en convertissant une matière première non-désirée – les déchets solides ménagers et commerciaux – en un produit de grande valeur : les carburants de transport durables », a déclaré Henrik Wareborn, p-dg de Velocys. « Cela réduira les émissions de GES de l’aviation, améliorera la qualité de l’air et contribuera à résoudre notre problème de déchets. C’est une étape vitale vers l’objectif ultime de vivre dans un monde à zéro carbone avant le milieu du siècle. »

De nombreuses retombées

Ce carburant va également améliorer la qualité de l’air. La teneur en particules des gaz d’échappement des moteurs d’avion pourrait être réduite de 90 % avec l’emploi de ce kérozène. Les oxydes de soufre seront quant à eux diminués de quasiment 100 %. Et la voie de transformation des déchets émets moins de GES que l’incinération ou la mise en décharge. Pour les personnes impliquées dans ce projet, « la soumission de notre demande marque une étape majeure dans ce projet », s’est félicité Alex Cruz, p-dg de British Airways. « Les carburants durables peuvent changer la donne pour l’aviation et contribuer à la propulsion de nos avions pour les années à venir. Ce développement est une étape importante dans la réduction de nos émissions de carbone, et la réalisation des objectifs de croissance neutre en carbone à partir de 2020, ainsi qu’une réduction de 50 % des émissions de CO2 d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 2005. » De plus, cette usine aura l’avantage d’améliorer l’approvisionnement en carburant du Royaume-Uni, qui importe actuellement plus de 70 % de ses carburants d’aviation, et de générer des centaines de millions d’euros d’investissements ainsi que la création d’emplois.

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