R&D : Vers une production de PHA par des microoganismes marins ?

Partager cet article avec :

Une équipe de scientifiques de l’université de Tel Aviv (Israël) a découvert un procédé permettant de produire durablement du polyhydroxyalcanoate (PHA). D’après leurs travaux publiés dans la revue scientifique Bioresource Technology, les chercheurs menés par le docteur Alexander Goldberg se sont appuyés sur la capacité de microorganismes marins (Haloferax mediterranei) à produire les polymères biodégradables à partir d’hydrolysats de macroalgues (Ulva sp.). Les sucres contenus dans ces algues multicellulaires cultivées dans l’eau de mer constituent ainsi la source de carbone nécessaire à la production de PHA.

Transposer ces travaux au niveau industriel

L’étude menée par les équipes d’Alexander Goldberg démontre la possibilité de produire des polymères biodégradables et biosourcés, sans recourir aux ressources du sol (pétrole) ni à de l’eau douce. Elles ouvrent la voie vers une nouvelle méthode de production basée sur des organismes halophytes, capables de pousser dans des milieux à forte teneur en sel. Selon les scientifiques, il reste beaucoup de travail pour l’optimisation du rendement de production (choix des macroalgues, des microorganismes, conditions de culture, biotechnologie, etc.), ainsi que pour la montée en échelle (bioprocédé, bioraffinerie, etc.). Ce n’est pas la première fois que la communauté scientifique s’intéresse aux microorganismes marins en tant que moyen de production du PHA. En France, un projet similaire, dénommé BlueEcoPHA, avait été monté par des équipes de l’université de Rennes. Il visait à produire du PHA à l’aide de microorganismes bretons à partir de coproduits alimentaires

Partager cet article avec :