Paraxylène biosourcé : BP s’intéresse au procédé de Virent et Johnson Matthey

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Le pétrolier BP, Virent, filiale de Marathon Petroleum installée à Madison (Wisconsin), et Johnson Matthey ont signé un accord portant sur l’entrée en phase commerciale du procédé Bioforming de Virent. Ce procédé, développé en collaboration avec Johnson Matthey, vise à produire du paraxylène biosourcé, matière première essentielle pour accéder à du PET renouvelable, via l’acide téréphtalique (PTA). Il combine une étape de reformage en phase aqueuse (APR) et une étape de conversion catalytique pour convertir des sucres conventionnels et cellulosiques en carburants, jet fuels, diesels et produits chimiques. Cette technologie a été découverte en 2001 à l’Université du Wiscontin par le co-fondateur et CTO Randy Cortright.

En entrant dans l’alliance, BP apportera son support technique et disposera en échange d’un droit exclusif pour devenir le seul fabricant de bio-PX utilisant la technologie de Virent.

Le pétrolier britannique, qui est un important producteur de paraxylène sur base fossile, est actuellement à la recherche de technologies à plus faible empreinte carbone. Il a d’ores et déjà introduit dans sa gamme le PTAir, un PTA à plus faible émission de CO2.

Anellotech, IFPEN et Axens également sur le créneau

Sur ce créneau des aromatiques biosourcés, on peut aussi noter la présence de la start-up américaine Anellotech qui collabore avec IFPEN et Axens. Fin février, les trois partenaires ont annoncé avoir produit avec succès des aromatiques dans l’usine TCat-8 d’Anellotech au Texas et extrait du paraxylène biosourcé de grande pureté. Cette étape conduira à la production de bouteilles PET 100 % biosourcées pour le compte du groupe agroalimentaire japonais Suntory, également partenaire du projet.

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