Les biocides biologiques d’Amoéba pourraient être utilisés dans les grandes cultures

Partager cet article avec :

Amoéba annonce une efficacité de plus de 85 % de son lysat d’amibe Willaertia magna C2c Maky en conditions in planta contre la rouille de la féverole, utilisée comme modèle. Les rouilles appartiennent à un groupe de maladies qui sont particulièrement dommageables pour les grandes cultures telles que le blé et le soja. Le biocide biologique produit par la société lyonnaise avait déjà prouvé son efficacité en novembre 2018 face à des germes pathogènes totalement différents : le mildiou de la vigne et de la pomme de terre.

Un marché prometteur

Aujourd’hui il n’existe dans le monde aucun produit de biocontrôle de traitement de la rouille du soja, ou de rouille des cultures céréalières. Les grandes cultures est de loin le marché fongicide le plus important : le marché des cultures céréalières en Europe est estimé à 2 milliards de dollars, et le seul traitement de la rouille du soja au Brésil est d’environ 1 milliard de dollars. « Ces nouveaux résultats nous montrent que le produit est à large spectre d’action, mais l’étendue de celui-ci reste encore à définir », indique Fabrice Plasson, p-dg d’Amoéba. « Une utilisation de notre amibe lysée en grande culture pourrait élargir considérablement notre gamme de traitements. L’enjeu pour nous est maintenant de valoriser au mieux et rapidement ces avancées auprès de partenaires extérieurs. » L’efficacité de ce produit contre un type de maladie parmi les plus combattues dans le monde confirme la dimension stratégique du biocontrôle dans le développement du portefeuille d’applications d’Amoéba. A l’origine spécialisé dans les biocides, l’entreprise s’est redirigée vers le biocontrôle suite au refus de mise sur le marché de son produit en avril 2018, en développant des applications pour les tours aéroréfrigérantes industrielles (TARs) et le biocontrôle pour la protection des plantes, ainsi que finalement développer des biocides chimiques pour le traitement de l’eau. Aujourd’hui, Amoéba envisage de développer de nouvelles applications comme le traitement des plaies chroniques.

Partager cet article avec :