Le groupe Mitsui Chemicals présente son projet de bio-polypropylène

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Tsutomu Tamowa, p-dg et président de Mitsui Chemicals

Le chimiste japonais Mitsui Chemicals a présenté le 12 juin son projet de bio-polypropylène à la réunion ministérielle du G20, qui s’est tenue à Nagano au Japon. Pare-chocs de voitures, emballage alimentaire, tissus d’ameublement ou encore vêtements professionnels jetables : le polypropylène (PP) est très présent dans notre quotidien. Il représente plus de 20 % de la production nippone de plastique. Mais il est aujourd’hui exclusivement produit sur base fossile. Les difficultés techniques n’ont pas encore permis la production de bio-PP à une échelle industrielle.

Une future commercialisation du bio-polypropylène ?

La technique de production de bio-polypropylène développée par Mitsui Chemicals ne compte que 3 étapes : fermentation, déshydratation et polymérisation. La fermentation de la biomasse, provenant majoritairement de plantes non-comestibles, permet d’obtenir du bio-isopropanol. Celui-ci est ensuite déshydraté, et fournit ainsi du bio-propylène, qui après polymérisation, donne du bio-polypropylène. Cette méthode IPA unique en son genre pourrait s’avérer un moyen plus rentable de fabriquer du bio-polypropylène, et donc être produit à l’échelle industrielle. Mitsui Chemicals souhaite entrer dans un modèle circulaire respectueux de l’environnement. Pour ce faire, le groupe japonais souhaite collaborer avec des producteurs de biomasse, collecter les coproduits et fournir de l’électricité à ses installations via ses coproduits ainsi que produire des engrais.

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Global Bioenergies, entreprise française produisant des hydrocarbures légers à partir de produits issus de l’agriculture, travaille sur le développement de bio-isopropanol, qui permettrait également d’obtenir du bio-polypropylène : des bactéries au métabolisme remanié permettraient de maximiser l’utilisation des sucres et donc de réduire les coûts de production des composés biosourcés.

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