Le groupe Avril repart en 2018

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Le leader français industriel et financier des filières huiles et protéines végétales a enregistré un rebond notable sur le second semestre de 2018 : au 31 décembre 2018, le groupe a réalisé un EBITDA (bénéfices avant impôts et amortissements) de 154 millions d’euros, soit une augmentation de 26 %. Malgré une année difficile pour Lesieur en France, le repositionnement des marques Puget et ISIO4 devrait profiter en 2019 à l’activité des huiles et condiments. Le rachat de la marque italienne d’huile d’olive Costa d’Oro en mai 2018 a également hissé Avril au 3ème rang mondial du marché de l’huile d’olive de marque. Le repli de l’activité oléochimie, affectée en fin d’année par le ralentissement économique européen, a été compensé par le positionnement d’Oleon sur les produits de spécialité à forte valeur ajoutée et le dynamisme international des spécialités animales. Les produits issus de l’élevage et les activités de nutrition animale ont favorablement terminé 2018, entraînées par la performance de la filière porcine. Matines devrait retrouver la voie de la croissance et la rentabilité en 2020 grâce à une transition vers l’œuf alternatif.

Le biodiesel prometteur

Jean-Philippe Puig, gérant de la SCA Avril, déclare : « L’exercice 2018 a été clairement partagé en deux. Durant le premier semestre, le Groupe a dû faire face à une conjoncture défavorable et s’est focalisé sur les coûts, en insufflant de la rigueur dans toute l’organisation. Le second semestre s’est achevé de façon plus satisfaisante, sous l’effet notamment d’arbitrages ayant permis de dégager l’horizon sur des points réglementaires stratégiques comme l’avenir du biodiesel en Europe. Ce contexte nous replace dans une dynamique positive même si nous devons rester prudents car l’équilibre économique de notre métier historique n’est pas encore atteint. » Avril a également vu son métier historique de transformation de graines oléagineuses et de production de biodiesel améliorer ses performances sous l’effet d’une stabilisation de la trajectoire biocarburants à horizon 2030. Le groupe a par ailleurs lancé en novembre 2018 une innovation baptisée Oleo100 : la première énergie issue de l’agriculture française, 100 % colza, renouvelable et tracée. Cette nouvelle énergie, à destination des professionnels du transport et aux collectivités locales (flottes captives), peut intégralement remplacer le gazole fossile à performances et coûts équivalents, et réduirait les émissions de gaz à effets de serre de 60 %. De plus, le groupe devrait tirer profit des mesures de la nouvelle Directive européenne sur les énergies renouvelables (RED 2) : un plafonnement des biocarburants fortement émetteurs de gaz à effets de serre et le maintien du niveau d’incorporation de biocarburants de première génération à 7 %.

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