Isobutène biosourcé : Global Bioenergies atteint 87% du rendement visé

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Global Bioenergies
La recherche de Global Bioenergies est abritée au Genopole d’Evry.

Global Bioenergies a dépassé les 87% de rendement visé. La société qui développe un procédé biotechnologique de production d’isobutène, à partir de matière première renouvelable, vient de réaliser cette performance en laboratoire, tout en améliorant la productivité. Résultat, rendement et productivité ont atteint un niveau qui permettrait même l’exploitation profitable du procédé à échelle commerciale pour les marchés à haute valeur ajoutée, tel que celui des cosmétiques.

Objectif visé : Un procédé pour l’ensemble des applications

L’isobutène est utilisé dans une large gamme d’applications, allant des carburants aux cosmétiques en passant par les produits chimiques de commodité. L’objectif de Global Bioenergies est d’obtenir un procédé de production biologique d’isobutène exploitable sur l’ensemble de ces applications, c’est-à-dire concurrentiel vis-à-vis des carburants et des matériaux issus du pétrole. Plus les performances du procédé sont élevées, plus large est la gamme d’applications dans laquelle le procédé peut être exploité profitablement. Puisque la matière première (sucres résiduaires de l’industrie de la betterave) représentera plus de 70% des coûts globaux à l’échelle commerciale, le paramètre le plus important est le rendement de conversion de ces sucres en isobutène.

De nouvelles souches bactériennes au métabolisme central profondément remanié ont été construites par Global Bioenergies. Une fois une voie isobutène efficace implantée dans ces souches, celles-ci ont montré leur capacité, à l’échelle du laboratoire, de dépasser 87% de la cible finale de rendement pendant l’intégralité de la phase de production.

Les nouvelles souches présentent également un niveau de productivité largement augmenté. La productivité a trait à la vitesse avec laquelle les souches convertissent les sucres en isobutène, et se traduit en coûts opérationnels (OPEX) et en coût d’investissement (CAPEX), qui représenteront à eux deux les 30% restants des coûts de production à l’échelle commerciale.

Des améliorations pour dérisquer le projet

Selon Frédéric Pâques, directeur des opérations de Global Bioenergies : « L’amélioration des performances au cours de l’année 2018 a permis de considérablement dérisquer le projet. Nous allons continuer d’améliorer le rendement et la productivité, mais nous avons passé un seuil qui implique la modification des priorités. Notre objectif principal devient maintenant d’obtenir une stabilité parfaite du procédé en conditions industrielles, sur notre démonstrateur. Vu le stade de développement actuel et les progrès rapides réalisés cette année, nous devrions atteindre de nouveaux sommets d’ici quelques mois. »

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