Huile de palme : BASF publie son troisième Palm Progress Report

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Fruits du palmier à huile. photo Cirad.

Le leader allemand et mondial de la chimie BASF a publié le 5 septembre son troisième Palm Progress Report (PPR), présentant les chiffres de 2018. Ce rapport a pour objectif de montrer l’engagement du groupe vis-à-vis de l’huile de palme. Car en effet, l’une des matières premières clés de BASF est l’huile de palmiste et ses principaux dérivés. En 2018, l’entreprise a acheté 127 000 tonnes d’huile de palmiste certifiée durable, soit 70 % du volume total exploité. En s’approvisionnant en ce produit certifié par la RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil), l’entreprise a évité en 2018 l’émission de 200 000 tonnes de CO2 par rapport à un approvisionnement en huile de palme dite conventionnelle, ayant un impact environnemental plus important de 36 %. BASF n’est pas le seul à se fournir en huile certifiée RSPO, d’autres sociétés comme Lubrizol, Gattefossé, L’Oréal et Clariant ont obtenu des certifications RSPO.

Les petits planteurs font partie de la solution

La culture intensive d’huile de palme, principalement utilisée pour l’alimentation humaine et la production de composants pour les cosmétiques, détergents et nettoyants, est fortement critiquée pour ses conséquences sur l’environnement, la biodiversité et les communautés locales. « Aucune avancée réelle vers la durabilité du palmier à huile n’est possible si l’on ne tient pas compte des petits planteurs, qui sont un élément crucial de la filière, puisqu’ils représentent 40 % de la surface agricole consacrée à l’huile de palme en Indonésie et Malaisie », a affirmé Ralph Schweens, président de la division Care Chemicals chez BASF. « Notre partenariat avec Estée Lauder, Solidaridad, la RSPO, mais aussi Henkel, nous permet de soutenir ces agriculteurs tout en augmentant la disponibilité d’huile de palme durable. » En effet, plus de trois millions de petits et moyens exploitants vivent de l’huile de palme dans le monde : ils représentent 40 % de la production globale et contribuent de manière importante à la pérennité du secteur de l’huile de palme durable. Pour le chimiste allemand, les petits producteurs font partie intégrante de la culture durable des palmiers à huile et font donc partie de la solution pour lutter contre la déforestation et le réchauffement climatique.

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