Fermentalg et Suez s’engagent à assainir l’air avec des microalgues

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Fermentalg et Suez inventent des puits de carbone pour les villes.

Le spécialiste des microalgues Fermentalg vient de signer deux nouveaux accords avec le groupe Suez dans le cadre du développement d’un biofiltre algal. Cette innovation a vocation à capter le CO2 présent dans l’atmosphère des centres urbains ou dans les fumées de sites industriels, et à l’utiliser comme source d’énergie renouvelable.

Les deux sociétés partenaires depuis 2015 avaient communiqué auparavant sur le développement d’un puits de carbone qui avait la puissance d’épuration de milliers d’arbres.

Dans ce projet, Fermentalg déploie tout son savoir-faire dans la sélection et la mise en œuvre des microalgues au cœur du biofiltre algal. De son côté, Suez travaille à intégrer ces systèmes dans les espaces urbains et dans un cycle global d’assainissement.

Trois pilotes en cours

A ce jour, trois tests à l’échelle pilote sont en cours :

  • Depuis début 2017 sur une unité de traitement des boues de la station d’épuration du SIAPP à Colombes (Hauts-de-Seine) pour capter le CO2 des fumées d’incinération ;
  • Les deux autres, installés au cœur de Paris depuis le printemps 2017 et à Poissy (Yvelines) depuis le printemps 2018, pour capter le CO2 et divers polluants urbains comme les particules fines et les oxydes d’azote

A l’issue de cette première phase et convaincus du potentiel de cette technologie, Fermentalg et Suez ont signé un contrat de collaboration exclusif de 8 ans, couvrant la période de développement technologique et la phase d’industrialisation du biofiltre algal.

Un contrat de commercialisation d’une durée de trois ans a également été signé, qui permettra de préciser l’offre commerciale autour de l’épuration de l’air urbain et industriel.

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