FDCA : Avantium va industrialiser sa technologie en solo d’ici à 2023

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Des bouteilles en PEF à 100% biosourcé, utilisant la technologie YXY d’Avantium.

La société néerlandaise Avantium promet une mise en service de sa première unité de production de FDCA à l’horizon 2023 sur un site dans le nord-ouest de l’Europe qui fait encore l’objet d’investigations. Le projet déjà annoncé en juin a été à nouveau commenté à l’occasion de la publication de ses résultats semestriels. Après l’arrêt officiel en janvier 2019 de sa coopération avec le groupe BASF qui prévoyait une industrialisation sur son site d’Anvers en Belgique au travers de la société Synvina, Avantium n’a pas renoncé à produire en solo cet ester qui combiné au MEG (monoéthylène glycol) permet de produire du PEF (polyéthylène furanoate) biosourcé, un concurrent potentiel pour le PET (polyéthylène téréphtalate) d’origine fossile. La société a versé 17,4 M€ à BASF pour acquérir la totalité des parts de Synvina. Cette dernière est maintenant une filiale à 100% (contre 49% précédemment), au sein de sa division Renewable Polymers, désormais dirigée par Marcel Lubben (ex dg de Reverdia). Le nom Synvina a été abandonné en juin au profit d’Avantium Renewable Polymers.

Un flagship de 5000 t/an

Le projet de production de FDCA biosourcé a non seulement pris du retard, mais Avantium a aussi revu à la baisse la capacité. Annoncée en 2016 à 50000 t/an, l’unité n’affichera plus que 5000 t/an de capacité tandis qu’une unité « flagship » de 5000 t/an de PEF, opérée en partenariat devrait lui être adossée.

C’est la société Whorley, filiale de Jacobs, qui a été retenue pour réaliser l’ingénierie de détail d’un projet qui devrait se chiffrer aux alentours de 150 M€. Un budget qui sera réuni d’ici à la fin 2020 promet Avantium, par combinaison d’aides nationales et régionales, de fonds propres, de prêts, d’aides de partenaires.

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