Electronique organique : Bio-On en coentreprise avec Kartell

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Le producteur transalpin de bioplastiques Bio-On a annoncé le 28 décembre la création d’une coentreprise avec son compatriote Kartell, spécialisé dans les produits en plastique de luxe. Dénommée Eloxel, cette société à parts égales vise à « accélérer le développement de l’électronique organique basée sur la technologie de Bio-On ». Pour ce faire, elle veut exploiter les propriétés piézoélectriques (de production et de stockage d’énergie) du PHB face à un stress mécanique. Ainsi, les dispositifs intégrant ces polymères pourront constituer une alternative à une nouvelle génération de batteries, durables et non toxiques, pouvant s’intégrer dans des produits électroniques nomades. « Les smartphones, les montres, les télévisions, les ordinateurs, les systèmes de bien-être et d’autres produits ont depuis longtemps été dans nos plans de développement des bioplastiques, lesquels s’avèrent être utilisés dans différents secteurs industriels pour créer des produits durables », indique Marco Astorri, p-dg de Bio-On.

Une autre joint-venture pour exploiter le CO2 atmosphérique

Le bioplasturgiste italien semble privilégier les coentreprises pour trouver des applications de rupture pour ses polymères biosourcés. En effet, en décembre 2018, Bio-On a monté une joint-venture Lux-On avec son compatriote Hera. Cette entité a pour objectif de développer une technologie de production de plastiques biodégradables à partir de CO2 atmosphérique et d’autres ressources renouvelables. Si tout se déroule comme escompté, l’usine de Bio-On à Castel Sain Pietro Terme inaugurée en 2018 pourrait abriter les laboratoires et la première unité de Lux-On dès la fin 2019.

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