DSM et Evonik inaugurent le site d’oméga-3 de Veramaris à Blair

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Veramaris développe des huiles algales pour la pisciculture.

Le Néerlandais DSM et l’Allemand Evonik viennent d’inaugurer, dans les délais, les installations de production de leur coentreprise Veramaris (50-50), à Blair dans le Nebraska (États-Unis).

Moyennant un investissement de 200 millions de dollars, ce nouveau site va produire des acides gras oméga-3 riches en EPA (acide éicosapentaénoïque) et en DHA (acide docosahexaénoïque), issus d’algues marines naturelles, qui sont utilisés dans l’élevage durable de saumons. Créée en 2017, Veramaris combine ainsi l’expertise de DSM dans la culture d’organismes marins, y compris les algues, et une expertise de longue date dans les processus de fermentation avec le savoir-faire d’Evonik dans le développement de procédés de biotechnologie industrielle et l’exploitation de sites de fermentation compétitifs pour la fabrication à grande échelle d’acides aminés.

Réduire la pression sur les stocks de poissons sauvages

Cette innovation permet de réduire la pression exercée sur les stocks de poissons sauvages expliquent les partenaires. Ces dernières années, la demande croissante en produits de la mer et la pression qui en résulte sur la surpêche, ont favorisé la croissance des piscicultures. Cependant 20% des poissons sauvages seraient actuellement utilisés pour fabriquer des aliments pour les poissons d’élevage tandis que 75% de toute l’huile de poisson produite serait utilisée pour nourrir des poissons d’élevage.

D’où l’intérêt de l’huile d’algue proposée par Veramaris qui offre une alternative durable à l’utilisation de poissons sauvages. D’autant plus que les algues sont à la source des acides gras oméga-3, que l’on va retrouver dans les poissons sauvages.

Les partenaires précisent que la capacité de production initiale d’acides gras oméga-3 riches en EPA et DHA de l’usine de Veramaris est équivalente à celle obtenue avec 1,2 million de tonnes de poissons capturés dans la nature. Cela répondra à environ 15% de la demande annuelle en acides gras oméga-3 de l’industrie salmonicole mondiale.

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