Des micro-algues pour dépolluer les brasseries

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(c) Capture écran YouTube – ABC.net.au

La brasserie australienne Young Henrys incorpore des micro-algues dans son procédé de production de bière. L’objectif ? Réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), notamment le CO2, du procédé de brassage. Comme tous les végétaux, les micro-algues réalisent la photosynthèse : elles captent le CO2 comme source de carbone nécessaire à leur développement et rejettent de l’oxygène (O2). Et comme l’explique la chaîne de télévision australienne ABC News, le brassage de bière est un procédé très polluant : il faut deux jours à un arbre pour capter les émissions de GES équivalentes à la production d’un pack de six bières. Et les algues semblent plus efficaces. « Un sac de 400 litres contenant des micro-algues peut capter autant de CO2 qu’un hectare de bush australien », explique Leen Labeewu, chercheuse à l’université technique de Sydney (Australie) à la chaîne ABC News. De plus, il a déjà été montré que ces organismes ont un pouvoir assainissant de l’atmosphère, à l’image des puits de carbone mis au point par Fermentalg, et actuellement en phases de tests en région parisienne.

De plus, les micro-algues peuvent être valorisées par la suite dans de nombreux domaines : plastiques, pharmaceutiques, cosmétiques, alimentaires ou encore biocarburants. En effet, ces végétaux sont riches en molécules d’intérêt et sont le sujet de nombreuses recherches, telles que le CEA en partenariat avec Total qui les étudie pour produire des biocarburants.

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