Covid-19 : L’Usipa fait le bilan post-crise

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« Nous avons relevé le défi d’assurer la continuité d’un approvisionnement vital à l’alimentation de nos concitoyens mais nos entreprises ressortent ébranlées de cette crise », a constaté Marie-Laure Empinet, présidente de l’Union des syndicats des industries des produits amylacés et de leurs dérivés (Usipa). En effet, l’Usipa a profité de son assemblée générale le 30 septembre pour rappeler la mobilisation constante des amidonniers français tout au long de la crise de la Covid-19. L’amidon est utilisé dans notre alimentation quotidienne, dans l’alimentation spécialisée – pour les nourrissons ou les personnes âgées –, ainsi que dans le secteur sanitaire et hospitalier.

« Il n’y a eu aucune interruption de production. L’amidonnerie est un secteur résilient qui s’est adapté », a rappelé Thomas Gauthier, délégué général de l’Usipa. Malgré sa résilience, ce secteur a souffert de surcoûts, notamment pour le fret ferroviaire – une augmentation des coûts de 20 % – ou encore liés à la réorganisation des usines. L’Usipa compte désormais sur le plan de relance du gouvernement qui propose notamment : une stratégie nationale des protéines végétales, un plan de soutien au fret ferroviaire ou encore un programme d’investissement dans les technologies vertes et le biosourcé. Cependant, l’association demande à ce que l’enveloppe de 100 millions d’euros mise au service des protéines végétales soit augmentée. « L’amidonnerie française a répondu aux attentes que l’on était en droit d’espérer de la part d’une filière professionnelle responsable en temps de crise. Nous souhaitons que l’exécutif permette à notre filière de jouer pleinement son rôle pour préparer la transition écologique et alimentaire grâce à un plan de relance bien ciblé et efficace », a déclaré Marie-Laure Empinet. L’amidonnerie française est la première d’Europe et représente un chiffre d’affaires de 3,1 Mrds € en 2019 et environ 16 000 emplois directs et indirects.

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