Chimie renouvelable : Avantium creuse sa perte sur le premier semestre

Partager cet article avec :
Avantium développe des technologies basées sur la catalyse chimique.

Le spécialiste néerlandais de la chimie renouvelable Avantium a publié des résultats financiers à la baisse au premier semestre 2019. Sur la période, le groupe accuse une perte de 12,61 millions d’euros, contre -6,5 M€ l’année précédente. Le chiffre d’affaires s’élève à 5,2 M€ sur le 1er semestre 2019, en nette baisse comparé aux 6,4 M€ en glissement annuel. En outre, Avantium explique que les dépenses du 1er semestre 2019 (17,4 M€) sont principalement la conséquence de l’intégration de la division Renewable Polymers (ex-Synvina) suite au désengagement de BASF fin 2018. De plus, Avantium a investi 3,1 M€ dans le démonstrateur de sa technologie Mekong (MEG biosourcé), qui doit être inauguré en novembre prochain à Delfzilj (Pays-Bas). Malgré ces résultats en baisse, le groupe indique que ce premier semestre 2019 « est conforme aux attentes avec des revenus moins importants qu’attendus de la division Catalyse ». De manière générale, Avantium précise qu’il « reste confiant en ce qui concerne la réalisation des objectifs stratégiques » avec les avancées effectuées vers la commercialisation de ses technologies Mekong et Dawn (conversion de biomasse non alimentaire en glucose 2G et lignine).

Nouvelle stratégie pour les actifs issus de Synvina

L’entreprise néerlandaise a profité de l’annonce de ces résultats pour évoquer la montée en échelle et la stratégie de lancement sur le marché de sa division Renewable Polymers. Avantium prévoit de mettre en service sa principale usine en 2023, avec une capacité annuelle de production 5 000 tonnes de FDCA et de PEF. Cette usine, dont l’ingénierie d’avant projet détaillé a été confiée à WorleyParsons, sera implantée en Europe de l’Ouest, le lieu exact devant être déterminé au deuxième semestre 2019.

Partager cet article avec :