Chimie biosourcée : six nouveaux projets 3BCAR financés en 2019

Partager cet article avec :

L’Institut 3BCAR a annoncé le financement de nouveaux programmes de R&D en chimie biosourcée via des projets de ressourcement issus de l’abondement des Carnot par l’Agence Nationale de Recherche (ANR). Démarrant en 2019, ces six programmes de R&D ont été sélectionnés à la suite d’un appel à projets en interne sur les domaines stratégique de 3BCAR : les bioénergies, les molécules et les matériaux biosourcés. Ces projets de ressourcement concernent des recherches en amont permettant « de conserver une avance de phase et d’anticiper les besoins futurs des entreprises ». Ainsi, les résultats de ces projets aboutiront sur de nouvelles pistes d’innovation et pourront venir irriguer la R&D des entreprises par le transfert de technologie.

Mieux valoriser la filière des huiles

Parmi les projets sélectionnés, il y a le projet BIOPHEOL, qui vise à valoriser les coproduits de la filière oléagineuse pour la chimie verte et la protection des plantes. Dans le détail, ce projet d’une durée de 24 mois travaille sur le traitement des principaux coproduits par des voies chimio-enzymatiques et biotechnologiques, en vue de la production de molécules antioxydantes ou antimicrobiennes. Des composés qui trouvent des applications en cosmétique, en pharmacie, en agroalimentaire ou encore en biocontrôle. Autre projet sur des dérivés oléagineux : HYAGRAM. Durant 24 mois, ce projet vise à faire émerger une nouvelle filière de production d’acides gras mono-hydroxylés à partir d’huile métropolitaine. Il a notamment pour objectif l’obtention de l’acide 12-hydroxystéarique, habituellement issu de l’huile de ricin, qui sert à la synthèse de polymères.

Un travail important sur les procédés

Les projets de ressourcement de l’Institut Carnot 3BCAR vont également aider au financement du programme CoMECo. Il a pour objectif de développer un bioprocédé capable d’assurer une production de masse de molécules biosourcés. Pour ce faire, il intègre dans son modèle toute la chaine de production d’un procédé biotechnologique, de la production (fermentation) à l’obtention de la molécule d’intérêt (séparation). Dans le détail, les chercheurs s’attèleront à mettre au point un outil de modélisation dynamique de la production microbienne et de la séparation à partir de données collectées. Ce modèle servira à optimiser les bioprocédés en matière de durabilité environnementale. Toujours dans le domaine des procédés, il y a le projet ENZEPOX, qui cible la mise au point d’un procédé chiomio-enzymatique d’époxydation en vue la production de dérivés époxydés biosourcés. Ces composés issus de molécules insaturées trouvent des applications en détergence, en cosmétique et dans les lubrifiants.

Parmi les projets sélectionnés, nous retrouvons également le projet SUCRES, dont l’objectif est de développer un procédé in vitro chimio-enzymatique pour la valorisation du CO2 en carbohydrates. Il vise notamment la production de carbohydrates d’intérêt pour le secteur pharmaceutique. Enfin, le programme FONGI se focalise sur le remplacement du polystyrène par un matériau issu de champignons. Dans le détail, ce projet souhaite réaliser une étude sur le développement d’un procédé continu innovant, visant à améliorer les premières étapes du process. Il cible notamment l’étape d’inoculation nécessaire à la fabrication de matériaux biosourcés fongiques.

Partager cet article avec :