Carton plein pour la journée 2020 des adhérents de l’ACDV

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L’ACDV compte aujourd’hui 54 sociétés adhérentes.

La journée des adhérents de l’ACDV est toujours l’un des temps forts de l’année pour cette association dédiée à la chimie du végétal. Le 30 janvier dernier, près de 80 personnes y ont participé dans les locaux de la Fabrique évènementielle dans le 10e arrondissement de Paris. Des représentants de sociétés adhérentes, qui sont désormais au nombre de 54, et des parties prenantes comme des représentants des pouvoirs publics, d’associations ou des journalistes. François Monnet, président de l’ACDV, a dressé un bilan positif de l’année écoulée. « Notre filière a connu une dynamique positive avec une meilleure prise en compte au niveau de l’état de nos activités » a-t-il déclaré. En effet, la chimie du végétal a été signalée par le cabinet Roland Berger comme l’une des 22 filières d’avenir susceptibles de relancer le système productif français. Ceci lui a valu de participer aux travaux de préparation du Pacte productif, programme qui sera présenté en avril par le président Emmanuel Macron. L’objectif du pacte est de baisser l’empreinte carbone de l’industrie, tout en favorisant un renouvellement du tissu productif à travers une nouvelle vague d’investissements tournés vers l’innovation pour un horizon à 2025. Le point de départ de ce projet a été un appel à manifestation d’intérêt lancé en septembre par les équipes de Matignon et qui a été relayé par l’ACDV. Il a permis de faire remonter 40 projets industriels de la chimie du végétal et de la bioproduction, répartis sur tout le territoire, allant de la construction d’un pilote industriel à celle d’une usine. Dans le détail, une dizaine de projets ayant des applications alimentaires pour des investissements potentiels de l’ordre de 1 Mrd € ont été proposés. Dans le domaine du non-alimentaire, ce sont une quarantaine de projets pour un investissement de l’ordre de plus de 500 M€ qui ont été détectés. Les projets dans les cosmétiques et la chimie de spécialité figurant en tête de liste.

Un plan d’action pour booster la filière

Au delà d’un soutien aux projets d’investissements par le biais de financements, d’aides à l’implantation ou de simplifications réglementaires, un plan d’action a été concocté pour booster la filière, présenté par l’invité du jour, Julien Tognola (directeur Industrie à la DGE). On y retrouve l’idée d’un « grand défi bioproductions » visant à développer les biotechnologies industrielles, notamment la catalyse enzymatique et la biologie de synthèse, pour faire exceller ce domaine de la chimie du végétal. Il a été lancé par le Conseil de l’innovation fin 2019 et doté d’une enveloppe de 30 millions d’euros sur 3 ans pour des projets « bioproductions ». Seul regret : son périmètre est très vaste car il inclut les biotechs médicales et industrielles sans prise en compte spécifique des activités de chimie du végétal.

Le plan d’action prévoit également la défense, dans Horizon Europe, d’un partenariat-public privé (PP) qui serait favorable aux entreprises de biotechnologie françaises, sur le modèle de l’actuel BBI. Et pour finir, il est prévu de consolider l’offre des plateformes – de type TWB ou Pivert – qui accompagnent le passage à l’échelle industrielle des entreprises. L’idée serait de mieux les coordonner pour couvrir l’ensemble du processus de développement industriel, tout en sécurisant leur business model.

Pourtant ces projets sont à mettre au conditionnel. Le gouvernement doit encore faire des choix parmi toutes les filières qui postulent pour être reconnues par le programme.

A ce jour les chances de succès seraient supérieures à 50%, a avancé avec prudence le représentant de la DGE.

Une dynamique de croissance

Quoi qu’il en soit, rien n’empêchera les industriels de mener les projets à leur terme. Quant à l’ACDV, elle va poursuivre son chemin ! Déjà sept adhérents – Terres Univia, Onip, Touprêt, Adisseo, Laboratoire Durieu, De La Vigie et BGene Genetics – sont venus rejoindre ses rangs en 2019. Et François Monnet a exprimé son souhait de « faire grandir l’association » en amplifiant la dynamique engagée auprès des pouvoirs publics, des financeurs, de Bpifrance, des pôles de compétitivité…, tout en poursuivant le travail de pédagogie engagé pour faire connaître cette industrie du biosourcé. Pour cela les 4 groupes de travail de l’association seront mobilisés. « A l’ACDV on paye son adhésion pour travailler » a plaisanté le président. La valeur est bien en effet dans ce travail collectif sur lequel il a insisté, et qui a montré son efficacité. Dans les tuyaux aussi, le développement de nouveaux outils de communication pour toucher un public le plus large possible, la préparation du Plant Based Summit 2021, des travaux sur l’articulation chimie du végétal & biodiversité, ainsi qu’une réflexion autour du nom et de l’identité visuelle de l’association.

 

 

 

 

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