BP pense à l’hydrogène vert en Australie

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Un des sites de raffinerie de BP, à Chicago.

La filiale BP Australia du pétrolier britannique BP lance une étude de faisabilité pour la mise en place d’une unité de production d’hydrogène renouvelable en Australie Occidentale. L’étude fournira des évaluations technico-économiques des unités pilotes et commerciales de production d’hydrogène et d’ammoniac verts, ainsi qu’une évaluation des différents procédés et technologies nécessaires. L’hydrogène produit est difficile à stocker en raison de sa faible densité d’énergie et les hautes pressions nécessaires pour sa compression. Pour parer à ce problème, il sera transformé en ammoniac via utilisant le procédé Haber-Bosch.

« L’Australie-Occidentale est le lieu de cette étude en raison, en partie, de ses vastes ressources solaires et éoliennes, de l’infrastructure portuaire existante et de la proximité de grands marchés à long terme pour l’hydrogène vert », a déclaré Frédéric Baudry, directeur général de BP pour l’Asie-Pacifique. Le futur site de production, d’une capacité annuelle de 20 000 tonnes d’ammoniac vert, sera alimenté en énergies renouvelables provenant des installations de production d’énergie solaire et éolienne. L’unité commerciale qui viendra par la suite devrait avoir une capacité de production d’un million de tonnes par an.

Réduire ses émissions

Le Britannique a pour objectif d’atteindre les zéro émissions de gaz à effets de serre d’ici à 2050. Pour ce faire, le groupe n’hésite pas à investir dans les biocarburants, à l’image de son investissement de 30 M$ en 2016, ou plus récemment la création de sa joint-venture avec Bunge. Le projet d’hydrogène et ammoniac verts australien représente un investissement initial de 1,75 M$ (environ 1,6 M€) de la part de la société pétrolière, complété à hauteur d’1,7 M$ par l’agence des énergies renouvelables australienne.

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