Bioplastique : Le p-dg de Bio-On en mauvaise posture

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Marco Astorri, p-dg de Bio-On, a été placé en résidence surveillée.

Le producteur italien de bioplastiques Bio-On a annoncé le 29 octobre la démission de son p-dg Marco Astorri. Cette annonce fait suite à l’assignation à résidence du chef d’entreprise. En effet, Marco Astorri ferait l’objet d’une investigation dans le cadre de l’enquête sur les « Bulles de Plastique », et serait accusé de manipulation du marché et de fausse comptabilité. Selon le procureur de Bologne, Guido Cicognani, cofondateur de Bio-On, et Gianfranco Capodaglio, gestionnaire des comptes, auraient également été empêchés d’exercer leur profession, et six autres personnes feraient l’objet d’une enquête.

Irrégularités comptables et transactions fictives

Les procureurs italiens auraient ouvert cette enquête en juillet sur des allégations de manipulation du marché après que le fonds américain Quintessential Capital Management, détenant un intérêt économique dans le mouvement des actions de Bio-On, ait accusé la société d’irrégularités comptables. Le procureur a demandé le remplacement de la direction de la société et a déclaré que 60 % du capital de la société détenu par les fondateurs a déjà été saisi. Selon un communiqué de la police fiscale « une grande partie des revenus comptabilisés dans les comptes de l’entreprise de 2015 à 2018 était fausse… alors qu’une partie des revenus générés par les licences de deux coentreprises comptabilisées en 2018 étaient le résultat de transactions fictives. » Bio-On, qui valait plus d’un milliard d’euros avant l’accusation de Quintessential, a aujourd’hui une capitalisation boursière inférieure à 200 millions d’euros. De plus, la bourse de Milan a déclaré avoir suspendu les actions de la société.

Avec Reuters

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