BioImpulse trouve une alternative aux résines à base de formol

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Le consortium BioImpulse sponsorise le catamaran de Quentin Delapierre et Manon Audinet.

Présenté pour la première fois à Bruxelles le 2 octobre 2019 lors de l’EFIB (European Forum For Industrial Biotechnology and the bioeconomy), le projet BioImpulse vise à développer de nouvelles résines adhésives sans substance préoccupante, dites Substance of Very High Concern (SVHC). A travers le développement « d’une molécule d’intérêt biosourcée », le projet devrait permettre de remplacer les résines/colles à base de formaldéhyde sur plusieurs marchés.

Un projet coordonné par Michelin

Coordonné par Michelin via son entité ResiCare, en partenariat avec la FCBA, l’Inra et l’Insa de Toulouse à travers la plateforme TWB, ainsi que Lesaffre à travers sa business unit Leaf, ce projet s’étalera sur 6 ans (2019 – 2025). Il bénéficiera d’un montant total de 28,1 M€, dont un soutien de l’Ademe dans le cadre du programme des investissements d’avenir (PIA). En ligne de mire, il y a la construction d’une 1ère unité de production industrielle prévue pour 2026, « selon le contexte industriel et marché à cette période » précise Michelin.

Une formule chimique qui n’a pas été révélée

Ce produit, dont la formule n’est pas révélée, sera fabriqué selon un procédé biotechnologique. Il offrira la possibilité d’un approvisionnement en biomasse 2G, et devrait trouver principalement des débouchés dans l’automobile et la construction.

Quelques jours plus tôt, Michelin avait annoncé la construction d’une unité de démonstration pour la production de butadiène à partir d’alcool biosourcé. Ce projet, baptisé BioButterfly, est mené en partenariat avec Axens et IFP Énergies Nouvelles et il est basé sur un procédé chimique et non biotech. L’unité sera implantée à Bassens, près de Bordeaux, sur un site appartenant à Michelin

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