Biocontrôle : Un manifeste pour le développement d’une filière

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Champ de colza

Le club Cérès a fait part le 24 février de la signature d’un manifeste pour le développement d’une filière de biocontrôle par plus de 50 agriculteurs, coopératives agricoles, scientifiques, entreprises du secteur agronomique, députés et sénateurs. Ce « Manifeste pour l’émergence d’une filière des produits de biostimulation et de biocontrôle nécessaire pour les agriculteurs, l’environnement et les générations futures » veut faire passer un message : préférer la valorisation de solutions durables existantes aux combats idéologiques et oppositions binaires sur la question des intrants en agriculture.

Une filière par et pour les acteurs du secteur

Pour les signataires de ce manifeste, il est nécessaire de tendre vers une société « responsable », soucieuse de son environnement et des générations futures. Pour ce faire, ils estiment qu’il faut suivre « une voie plus nuancée, raisonnée, rassembleuse, concrète et portée collectivement par les différents acteurs (politiques, agricoles, médiatiques, économiques, société civile) », et dépasser « ce positionnement binaire » concernant le monde agricole. Cette voie devrait permettre de déployer de nouvelles pratiques pour la fertilisation, la protection et le traitement des sols, des plantes et des cultures. Elle doit également permettre à tous les acteurs de communiquer entre eux, partager leurs objectifs et attentes afin de mettre en place « une filière construite par et pour les acteurs du secteur – du développement à l’utilisation des produits de biostimulation et de biocontrôle –, mais aussi pour les générations futures ».

Le club Cérès

Cette démarche, initiée par le professeur Cédric Bertrand (professeur à l’université de Perpignan et président de l’Académie du biocontrôle), la société auvergnate Biovitis, l’agriculteur Pierre Capelle (producteur d’endives dans la Somme) et le député du Cantal Jean-Yves Bony, veut promouvoir, collectivement, le développement de nouvelles solutions durables pour la fertilisation et le traitement des sols et des plantes. Elle a aussi pour objectif que les agriculteurs s’approprient rapidement ces bio-solutions.

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