Biocontrôle : Premiers résultats positifs pour Amoéba

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Le producteur de biocides biologiques Amoéba a annoncé les premiers résultats d’efficacité de sa solution de biocontrôle sur plusieurs maladies du blé. Les solutions proposées par cette sociétés contiennent un lysat d’amibe Willaertia magna C2c Maky, et ont été testées contre la rouille jaune, qui attaque le blé et l’orge, et la rouille brune du blé. Selon un communiqué de l’entreprise, l’efficacité de ces solutions a été prouvée en chambre climatique au cours du premier trimestre 2020 : « Un niveau de protection inédit pour un biofongicide, allant de 70 à 90 %, a pu être mesuré contre ces 2 pathogènes. Aux doses efficaces, l’expression des symptômes est réduite et la sporulation est retardée ».

Des tests en plein champ prometteurs

Après ces résultats prometteurs, Amoéba a lancé une campagne de tests au champ, en conditions réelles, dès le mois de mai 2020. Les résultats de ces essais ont été observés sur des parcelles situées dans le sud de l’Europe, compte tenu des conditions de sécheresse dans le nord de la France et en Allemagne, peu propices au développement des maladies de céréales. Les résultats sont :

  • Dans les situations de développement explosif des maladies ou d’apparition très tardive, les produits expérimentaux, comme parfois les références, n’ont pas montré d’efficacité suffisante
  • Dans les essais où le développement des maladies a été plus progressif (notamment la septoriose et la rouille brune), les produits ont démontré une bonne efficacité, traduite par des gains de rendement atteignant 8 % par rapport au témoin non traité, et équivalent à ceux procurés par les produits de référence
  • Sur les rouilles, les résultats confirment le potentiel élevé d’efficacité déjà observé au laboratoire, atteignant 75 %
  • Les résultats de protection face à la septoriose atteignent 66 %, légèrement en retrait par rapport aux produits de référence
  • Une efficacité nette a été mesurée sur l’helminthosporiose du blé, dans un essai où cette maladie peu commune est apparue
  • Les programmes à 4 traitements successifs à petite dose sont souvent supérieurs à 2 traitements à dose forte
  • Les 2 formulations ont montré des performances comparables avec un léger avantage pour la suspension concentrée

« Cette première année d’expérimentation au champ apporte à Amoéba des nouvelles données très positives, et confirme le potentiel entrevu en laboratoire. Il s’agit là d’une avancée majeure dans le développement du biocontrôle sur les grandes cultures, dans le but de réduire l’usage des fongicides conventionnels, et dans la lutte contre les résistances des pathogènes aux grandes familles chimiques présentes sur le marchés », a conclu Jean-Luc Souche, Business Developper plant protection chez Amoéba.

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