Biocontrôle : PAT reçoit une contribution exceptionnelle du PIA

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PAT obtient des principes actifs avec sa technologie de sécrétion racinaire. Crédit : PAT

La société française de biotechnologies Plant Advanced Technologies (PAT) a annoncé le 12 décembre l’attribution d’une contribution exceptionnelle dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA). Cette contribution exceptionnelle a été validée par le cabinet du premier Ministre, Edouard Philippe, et se réalise dans la troisième phase du PIA, phase dont le budget s’élève à 10 milliards d’euros. Le projet HerbiScan associe l’Inra et l’ITEPMAI, et entre dans la catégorie « Agriculture Innovante ». Il vise à découvrir et développer de nouveaux herbicides d’origine végétale. Ce programme s’inscrit dans l’activité biocontrôle, qui en court de développement chez PAT, à l’image du partenariat avec BASF. La société s’appuie sur sa technologie Target Binding, qui permet la découverte accélérée de nouveaux actifs, pour découvrir des solutions en adéquation avec les enjeux actuels de l’agriculture. « HerbiScan, par sa recherche d’une alternative à l’emploi répété de substances phytosanitaires synthétiques d’ancienne génération vise à contribuer à l’invention de nouvelles solutions en agriculture », a déclaré Frédéric Bourgaud, directeur de la recherche chez PAT.

Développer des molécules herbicides responsables et durables

Plusieurs objectifs sont ciblés par le projet HerbiScan : découvrir de nouvelles molécules à activité herbicide à partir d’extraits d’origine végétale et caractériser cette activité sur des adventices (pousses de mauvaises herbes) ; déterminer les profils toxicologiques de ces nouvelles molécules ; et enfin valider les effets herbicides par des essais au champ pour les molécules présentant une innocuité toxicologique. Depuis une trentaine d’années, il n’y a pas eu de nouveau mode d’action herbicide sur le marché. De plus, une forme de résistance s’est développée chez les adventices, entraînant ainsi une augmentation de la pollution : des traitements inefficaces et des traitements supplémentaires. « Aujourd’hui, grâce au projet HerbiScan, nous espérons contribuer à l’émergence d’une agriculture efficace et durable, et, à court terme, donner une bouffée d’oxygène au contrôle des adventices en fournissant des molécules herbicides qui, idéalement, ne seront pas concernées par les résistances actuelles des adventices, et seront non toxiques pour l’environnement et la santé humaine », a expliqué Christophe Délye chercheur à l’Inra, responsable des thématiques « Herbicides » au sein de l’unité Agroécologie à Dijon.

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