Biocontrôle : Eléphant Vert lutte contre les invasions de criquets

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Le spécialiste du bioncontrôle Eléphant Vert a lancé Novacrid, une solution 100 % naturelle pour lutter contre les invasions de criquets, notamment sur le continent africain. Afin de faire face à ces insectes, Eléphant Vert a développé une substance active composée d’un champignon entomopathogène – parasite des insectes – présent naturellement dans le sol qui infecte les criquets par contact : Metarhizium acridum EVCH077. Ce produit est sans danger pour le sol, l’environnement et la population. « La lutte biologique anti acridienne est un combat important contre un fléau mettant gravement en péril la sécurité alimentaire en Afrique. J’adresse mes félicitations à l’obstination de tous ceux qui favorisent l’émergence de solutions alternatives au tout chimique. C’est une occasion de prendre conscience que les solutions de biocontrôle sont viables à très grande échelle », a déclaré Sébastien Couasnet, directeur général du groupe Eléphant Vert.

Une problématique internationale

Le criquet pèlerin consomme chaque jour son propre poids en nourriture, soit environ 2 grammes. Ces insectes se déplacent en nombre : un essaim de 40 millions d’individus consomme en une journée autant que 35 000 personnes selon les données des Nations unies. Toujours selon l’ONU, près de 800 000 hectares ont déjà été détruits en 2020 en Afrique de l’Est (Ethiopie, Kenya, Ouganda, Yémen et Somalie). De plus, ces insectes ont la capacité de se déplacer sur de grandes distances. C’est pourquoi Eléphant Vert a développé une solution biologique pour lutter contre ce fléau. Novacrid infecte les criquets par contact via des spores de Metarhizium acridium qui vont se développer dans l’organisme des insectes. Trois à quatre jours après l’infection, les criquets voient leur consommation et leur déplacement considérablement réduits. A partir de cinq jours après le traitement de la culture, les premiers insectes meurent. Le taux de mortalité peut atteindre 90 % en deux à trois semaines. Même une fois l’insecte mort, le champignon continue à se développer : les cadavres constituent alors une source de contamination secondaire des individus sains.

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