Biocarburants 2G : ARD donne un nouveau souffle au projet Futurol

Partager cet article avec :
Pilote Futurol installé sur la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle.

Le centre de R&D des coopératives agricoles ARD a acquis le 1er novembre la plateforme du projet sur les biocarburants de deuxième génération Futurol. Les détails financiers de l’opération restent confidentiels. Via cette transaction, ARD va aider à prolonger les essais sur une période de cinq ans et offrir une opportunité de commercialisation. En effet, Procéthol 2G ne disposait plus des fonds nécessaires pour poursuivre l’exploitation de l’unité après huit années d’activités. « Cette première acquisition dans la vie d’ARD est une étape importante. Elle nous permet à la fois d’étendre notre expertise et notre offre dans le pré-traitement de la biomasse, et d’accéder à de nouvelles capacités de mise à l’échelle de procédés de biotechnologies, une activité stratégique qui représente aujourd’hui 2/3 du chiffre d’affaires d’ARD et progresse de 15 % par an », déclare Jean-Christophe Duval, directeur général d’ARD. Dans le détail, ARD, détenu par Vivescia, va reprendre les actifs (bâtiments, équipements) et les 12 salariés de Procéthol 2G relatifs au projet Futurol. Cette plateforme lui permet également de réaffirmer « son ambition de saisir de nouvelles opportunités de croissance » ainsi que de tirer profit de « sa capacité à attirer des start-ups et des sociétés d’envergure européenne et mondiales au cœur de la bioraffinerie de Pomacle-Bazancourt ». A ce propos, la structure de R&D serait déjà en discussions avancées avec l’Européenne de Biomasse pour l’implantation d’un pilote de production de pellets dans les locaux de l’ex-Futurol, selon la presse locale.

76,4 M€ dédiés la production de bioéthanol

Le projet Futurol a démarré en 2008 avec pour ambition de développer un procédé de production d’éthanol cellulosique. Pour ce faire, ce projet voulait s’appuyer sur l’utilisation de la lignocellulose issue de coproduits agricoles ou forestiers, de résidus ou de biomasse dédiée. Doté d’un budget total de 76,4 millions d’euros, ce programme a été porté par 11 partenaires : ARD, IFP Énergies nouvelles, INRA, Lesaffre, Vivescia, ONF, Tereos, Total, Crédit Agricole Nord Est, CGB, et Unigrains.

Partager cet article avec :