Antibiotiques : Deinove reçoit 1,5 M€ du programme AGIR

Partager cet article avec :
Deinove
Deinove s’est recentré sur les antibiotiques et les ingrédients actifs biosourcés.

La société de biotechnologie Deinove qui développe des antibiotiques et des ingrédients actifs biosourcés pour la cosmétique et la nutrition, annonce avoir franchi avec succès la première étape clé du programme AGIR – Antibiotiques contre les Germes Infectieux Résistants – qui bénéficie du soutien du Programme d’Investissements d’Avenir. Ce passage d’étape a déclenché le paiement de 1,5 millions d’euros à Deinove.

Le programme AGIR vise à explorer le potentiel antimicrobien de souches bactériennes rares avec l’objectif d’identifier de nouvelles structures antibiotiques et de développer des traitements innovants.

L’enjeu est d’accélérer l’exploration des activités antibiotiques de multiples souches dans des conditions variées en vue de détecter rapidement de nouvelles structures. La première étape du programme AGIR a ainsi abouti au développement d’une plateforme robotisée d’extraction et de criblage de souches. Les équipements ont été renforcés et les protocoles expérimentaux validés.

L’activité Anti-infectieux qui constitue l’un des piliers stratégiques de Deinove était initialement développée par Deinobiotics, filiale détenue à 100% par Deinove. Il a été décidé de la réintégrer directement au sein de Deinove par le biais d’une transmission universelle du patrimoine de Deinobiotics au profit de Deinove en date du 1er novembre 2018, à la suite de laquelle Deinobiotics a été radiée du Registre du Commerce et des Sociétés.

A propos du programme AGIR

Le PSPC (Projets de recherche et développement Structurants Pour la Compétitivité) AGIR a été retenu en 2017 par le Programme d’Investissements d’Avenir et bénéficie d’un soutien financier de Bpifrance de 14,6 M€ sur 5 ans. Il vise l’exploration systématique de la biodiversité, principalement des micro-organismes rares, afin d’identifier et de développer un portefeuille de candidats-médicaments.

Alors que le monde manque de nouveaux antibiotiques, Deinove explique que la recherche se concentre toujours majoritairement sur un petit nombre de micro-organismes d’intérêt, ou sur la construction par synthèse chimique de molécules dérivées de médicaments existants.

A l’inverse, le programme AGIR développe de nouvelles méthodes de collecte, de culture et d’évaluation du potentiel antibiotique de souches bactériennes rares, ainsi que d’optimisation de molécules. Il est conduit avec l’Institut Charles Viollette (Université de Lille) qui apporte ses compétences en matière de génie enzymatique et de caractérisation.

De son côté, Deinove a noué des partenariats avec plusieurs sociétés détenant des souches diverses collectées dans le cadre de leurs activités pharmaceutiques, notamment Biomérieux et Naicons.

Partager cet article avec :