Amyris associé à Lavvan dans les cannabinoïdes par voie fermentaire

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John Melo est le CEO d’Amyris.

Amyris, spécialiste américain de la biologie de synthèse qui met au point des ingrédients durables pour les marchés de la santé, du bien-être, de la beauté, des arômes et des parfums, confirme un accord majeur pour le développement de cannabinoïdes. Il pourrait engranger jusqu’à 300 millions de dollars en R&D, paiements d’étapes et redevances à plus long terme. Des paiements de 20 à 30 M$ sont annoncés pour 2019, dont 10 M$ dès ce mois de mars.

Des acteurs du monde de la finance de la pharmacie et du cannabis réaunis dans Lavvan

Evoqué dès février, cet accord a été conclu avec Lavvan, une société nouvellement formée par des acteurs du monde de la finance de la pharmacie et du cannabis qui souhaitent garder l’anonymat. Il vise à mettre sur le marché les premiers cannabinoïdes produits par fermentation de sucre de canne, alors qu’ils sont traditionnellement extraits de plans de cannabis ou produits par voie de synthèse. Ces composés ont des formules chimiques voisines des terpènes, pour lesquels Amyris possède une solide expérience, issue de la mise au point de sa molécule plateforme, le farnésène.

Cannabinoïdes, squalane et édulcorants, les trois core business

Outre ce programme « cannabinoïdes » qui pourrait donner ses premiers fruits en 2020, Amyris continuera de se concentrer sur les marchés des soins de la peau, avec son squalane, et des édulcorants zéro calorie. L’Américain poursuivra néanmoins quelques partenariats dans les vitamines avec DSM (l’un de ses principaux actionnaires), ainsi qu’avec Firmenich et Givaudan dans les arômes ou parfums. Dans ces conditions, le chiffre d’affaires de la société pourrait avoisiner les 150 millions de dollars en 2019, avec toujours l’introduction de deux à trois nouvelles molécules chaque année.

Résultats 2018 décevants mais perspectives 2019 encourageantes

Si les perspectives 2019 sont encourageantes, les résultats n’étaient pas au rendez-vous sur l’exercice 2018. Amyris a enregistré une chute de 44% de son chiffre d’affaires qui s’est établi à seulement 80,4 M$. Le bilan du groupe reste déficitaire avec une perte nette qui ressort à 212,6 M$ contre 93 M$ de pertes un an plus tôt. John Melo, président d’Amyris, a évoqué une conjonction de facteurs négatifs : des baisses de prix inattendues dans les vitamines –un nouvel accord avec DSM est en cours mettant un terme à une association avec le chinois Yifan -, des retards de production dans les édulcorants qui ont empêché des livraisons en fin d’année, des revenus de R&D, découlant d’accords de recherche, en retrait.

 

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