Amoeba démontre l’efficacité de ses biocides biologiques

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Le producteur de biocides biologiques Amoeba a publié les résultats d’une étude de laboratoire évaluant l’efficacité et la sécurité de son amibe Willaertia magna C2c Maky. Le groupe a étudié sur une période de 4 jours le devenir de bactéries Legionella pneumophila Philadelphia une fois internalisées par l’amibe, comparé à des microorganismes connus pour multiplier les légionelles après ingestion : Willartia magna Z503 et Acanthamoeba castellani. Les travaux démontrent que Willaertia magna C2c Maky élimine 90 % des légionelles après 24h et 99,9 % après 72h, contrairement aux témoins positifs. « Cette étude a nécessité plus de 3 mois de préparation afin de tester les conditions, les méthodes de purification et les milieux réactionnels à utiliser. Ces résultats viennent compléter notre connaissance de Willaertia magna C2c Maky et démontrent non seulement l’efficacité de la substance active, qui détruit les légionelles, mais aussi un aspect de sécurité par l’absence de survie et de multiplication des légionelles internalisées. Cette absence de multiplication et de survie est à mettre en perspective avec le comportement d’autres amibes comme les Acanthamoeba, qui abondent dans les tours de refroidissement et multiplient les légionelles », déclare Fabrice Plasson, Président Directeur Général de Amoéba.

Un biocide efficace mais recalé par l’Echa

Malgré les promesses de son biocide biologique, Amoeba s’est vu refuser une autorisation de mise sur le marché (AMM) par l’Echa, à cause d’une efficacité qui « n’est pas suffisamment démontrée et parce qu’il ne peut être exclu qu’il y ait des effets inacceptables sur la santé humaine en raison d’un soi-disant effet de “cheval de Troie“, l’amibe agissant comme réservoir pour d’éventuelles bactéries pathogènes ». L’entreprise avait remis en cause le rôle du rapport de l’Anses dans cette décision défavorable. Suite à ce refus, Amoeba a défini une nouvelle stratégie s’articulant sur trois axes : la poursuite de son développement commercial aux États-Unis, l’évaluation et la validation des options pour mener les process réglementaires en Europe, et le développement d’une nouvelle application en biocontrôle phytosanitaire via la conduite de tests en serre et la recherche de partenaires.

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