Amidon : Le site de Cargill à Haubourdin bloqué

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L’unité de production d’amidon de Cargill à Haubourdin (Nord), géant américain du négoce et de la transformation des matières premières agricoles, serait à l’arrêt depuis le 13 janvier. En effet, les salariés de l’usine ont voté une « grève illimitée », réclamant le retrait du projet de repositionnement de l’activité du site annoncé le 21 novembre 2019, qui aurait pour conséquence de supprimer 183 postes. « Les négociations avec les délégations syndicales se poursuivent. Nous avons déjà eu 4 réunions, et deux autres sont à venir d’ici à la fin du mois de février. Nous discutons avec la CFDT et la CGC sur les indemnités, le reclassement la formation ou la création d’entreprise, mais la CGT refuse de négocier et a lancé un appel à la grève illimitée lundi matin », a commenté Sébastien Delerue, responsable de la communication chez Cargill France. Les manifestants auraient bloqués l’unité de première transformation du maïs, soit l’unité d’extraction de l’amidon, bloquant ainsi toute la chaîne de production du site.

Un repositionnement pour maintenir l’emploi

Cette unité de production est majoritairement dédiée à l’extraction d’amidon de maïs et à la production d’amidons industriels standards. « Depuis plusieurs années, cette activité enregistre un important déficit annuel », selon la société. Pour faire face à la concurrence et à la perte de rentabilité de ce site, Cargill a choisi de repositionner le site d’Haubourdin, qui date de 1856, vers la production d’ingrédients alimentaires et industriels de spécialité très demandés. Cette réorientation a pour objectif « de sauvegarder plus de 160 emplois, ainsi que de maintenir une activité industrielle sur ce site », selon Sébastien Delerue. La restructuration du site permettrait également au site de produire des ingrédients de spécialités à partir d’amidons multi-sources (blé, maïs, pommes de terre…) et « permettrait de positionner Haubourdin pour lui offrir des perspectives d’avenir. » Ce projet de repositionnement représente un investissement de 10 millions d’euros pour la société.

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