Acide succinique biosourcé : DSM se désengage de Reverdia

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Biosuccinium produit par Reverdia.

Le chimiste néerlandais DSM a annoncé le 22 février la dissolution de sa coentreprise avec Roquette dénommée Reverdia. A compter du 1er avril prochain, il cèdera au groupe français ses droits et obligations relatifs à l’usine de production d’acide succinique biosourcé implantée à Cassano. « La coentreprise Reverdia a prouvé que la technologie Biosuccunium constitue l’acide succinique biosourcé le plus durable et le plus compétitif sur le marché actuel. Nous avons parcouru du chemin depuis la phase de start up et la marque Biosuccinium continuera de grandir sous le leadership de Roquette », déclare Atul Thakrar, président de la division Bioproduits et Services chez DSM. Si Roquette continuera d’exploiter le procédé Biosuccinium à Cassano, DSM garde la propriété d’être le bailleur de licence exclusif de la technologie auprès de clients stratégiques ou de tiers.

L’acide succinique, molécule plateforme d’intérêt

Depuis plusieurs années, l’acide succinique biosourcé fait l’objet d’un intérêt marqué auprès des industriels, en raison de sa qualité de molécule plateforme permettant d’accéder à différents composés chimiques : plastifiants, polymères, revêtements, etc. Outre Reverdia, plusieurs groupes ont se sont intéressés à ce produit comme BioAmber, Myriant ou encore Succinity (coentreprise entre Corbion et BASF). Avec plus ou moins de réussite. Si Succinity a démarré une unité de commerciale en Espagne en 2014, Myriant ne donne plus de signe de ses développements en la matière, et BioAmber a fait faillite aux Etats-Unis et au Canada. L’usine de production qu’il exploitait à Sarnia (Canada) a récemment été reprise par une coentreprise entre Visolis et LCY Chemical.

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